<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1166574188637087217</id><updated>2011-07-28T13:28:38.399+02:00</updated><title type='text'>Econospleen</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://econospleen.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://econospleen.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Patrick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15548288624765966657</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>6</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1166574188637087217.post-5302654816791555327</id><published>2009-10-07T17:19:00.000+02:00</published><updated>2010-01-28T13:17:38.660+01:00</updated><title type='text'>La dette publique : pourquoi le consensus n'existe pas</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;7h00, mon réveil sonne. Débat sur France Inter. L'économiste "de gauche" contre l'économiste "de droite". 5 minutes montre en main pour débattre, les pauvres économistes sont tellement obligés de résumer leur pensée qu'ils tombent rapidement dans une caricature. Dans les 5 minutes de débats : 1 min sur le thème de la dette publique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Gauche : "Oui la dette, c'est très grave, mais pas tant que ça quand même" (sous entendu : il ne faut pas réduire les dépenses, enfin... pas trop...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Droite : "Oui la dette, c'est très grave, c'est très très grave, et voilà pourquoi nous supprimons un fonctionnaire sur deux, augmenter l'âge de la retraite, et les franchises médicales..."&lt;br /&gt;... et le paquet fisal ?&lt;br /&gt;"Le paquet fiscal c'est pour relancer la croissance"&lt;br /&gt;Ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et s'il y avait eu Francois Bayrou dans le débat : "La dette c'est extrêmement grave !!! La gauche et la droite l'ont augmentée à tour de rôle, moi, je saurai la réduire !"&lt;br /&gt;Comment ?&lt;br /&gt;"En prenant les meilleurs de gauches et les meilleurs de droite"&lt;br /&gt;Ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je repense à cette émission d'Arlette Chabot sur France 2. L'émission débute avec l'image d'un compteur sur écran géant qui augmente à une vitesse folle, musique de suspense. Qu'est ce donc ? C'est ... la dette publique. Mortifiant. La mise en scène est digne des meilleurs films catastrophes. Et là Arlette Chabot commence son monologue : voici la dette publique de la France, voici le poids que nous laissons aux genérations futures etc...&lt;br /&gt;La presse aime agiter des chiffons rouges devant les yeux des spectateurs : c'est vendeur. Oui parfois la peur permet de faire prendre conscience, de faire réagir. Dans le cas de la dette publique, le problème est radicalement différent, la peur, ici, est très idéologique car le consensus sur cette question n'existe pas chez les économistes. Il y a dans la démarche de ce type d'émission un dogmatisme flagrant qui contribue à renforcer une vision caricaturale. On vole le vrai débat sûrement moins vendeur et moins évident. Les différentes pillules de la suppression d'un fonctionnaire sur deux ou de la création des franchises médicales devraient mieux passer après tous ces efforts conjoints...&lt;br /&gt;Je ne vais pas dans cet article être l'avocat de la dette publique car évidemment, si elle est trop élevé, elle devient potentiellement néfaste. Néanmoins faire croire que la dette publique est en soi mauvaise, que cette dette pèse forcément sur les générations futures est une vision très partisane. On peut avoir cet avis, mais il alors il faut dire sur quel courant idéologique on se base, sinon, cela revient à du mensonge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une lettre de l'OFCE paru en 2006 : "Faut-il réduire la dette publique ?" &lt;span style="font-size:85%;"&gt;(http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/271.pdf)&lt;/span&gt;, les économistes Jérôme Créel et Henri Sterdyniak vont à l'encontre du discours ambiant des médias sur la dette. Il posent la question suivante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"S'il ne faut pas avoir la religion des dépenses publiques, faut-il en avoir la phobie ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque année l'Etat contracte des déficits lorsque les dépenses (dépenses de l'Etat, des collectivités territoriales et de sécurité sociale) sont supérieures aux recettes (impôts et taxes essentiellement, ou par des privatisation d'entreprises plus rarement). Ces déficits cumulés constituent le stock de la dette publique. Mais si l'Etat français est endetté, il est endetté vis-à-vis de qui ? Chaque fois que la dette augmente l'Etat émet des obligations sur le marché financier (Une obligation est un titre de créance dont les intérêts sont fixés à l'avance. Elle est différente d'une action qui est un titre de propriété que une société. L'action équivaut à une fraction du capital de l'entreprise alors que l'obligation représente une créance, une part d'emprunt réalisée par l'entreprise ou par un Etat).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment l'Etat peut diminuer le niveau de sa dette ? Il faut essentiellement que l'augmentation de la dépense budgétaire soit inférieure à la croissance du PIB qui représente la richesse nationale. Une croissance forte permet donc de diminuer la dette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les chiffres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dette publique a été évaluée en 2006 à 64,2 % du PIB. En 2006, le service de la dette, c'est-à-dire le paiement des intérêts, représentait la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français (17 % des recettes de l'État). Le service de la dette de l'État est le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Education nationale et avant celui de la Défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pacte de stabilité et de croissance (PSC) exige que les Etats membres doivent toujours maintenir leur déficit à moins de 3% du PIB et leur dette publique en dessous de 60% du PIB. La France dépasse donc ces critères. Cependant les règles du pacte ont été "assouplies" sur plusieurs points lors du Conseil européen de mars 2005 (essentiellement parce que la France ne pouvaient plus s'y soumettre et aurait donc due être sanctionnée). Depuis ce conseil, les Etats membres peuvent échapper à une procédure de déficit excessif dès lors qu'ils se trouvent en situation de recession alors que cette exemption n'était jusqu'alors accordée qu'aux Etats frappés par une crise de croissance sévère (entraînant une perte supérieure ou égale à 2 points de PIB) ; la décision d'engager une procédure de déficit excessif ne sera en outre prise qu'après examen d'un certain nombre de "facteurs pertinents", susceptibles d'entraîner la suspension de la procédure, et les délais seront également allongés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, si de tels chiffres semblent indiquer que la situation française est très inquiétante et que de nombreux politiques expliquent que le niveau d'endettement français impose des réformes radicales du système français, pourquoi certains économistes persistent à dire que cette vision doit être fortement relativisée ? Si nous sommes hors des critères du PSC et si nous nous sommes pointé du doigt  par l'Europe sur notre "mauvaise gestion budgétaire", pourquoi certains économistes en arrivent à critiquer le PSC et à balayer les arguments trop libéraux du gouvernement actuel qui nous vend des réformes néfastes à la sauce "c'est ça ou la faillite" ? Quels sont les arguments, sont-ils valables ou sont-ils idéologiques ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le rappelle Henri Sterdyniak et Jerome Creel : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fin 2005, la France est en dessous du niveau de la zone euro (72 %), au niveau de l’UE à 15 et des États-Unis (65 %), nettement en dessous du Japon (169 %). Il n’y a donc pas de singularité française. La hausse de longue période se retrouve dans la quasi-totalité des pays de l’OCDE, bien qu’un peu plus accentuée dans le cas de la France, qui part de plus bas. (...) La France vivrait à crédit depuis trente ans : les générations actuelles reporteraient la charge des dépenses publiques sur les générations futures. Chaque nouveau-né en France hériterait d’une dette de l’ordre de 17 500 euros ! Il nous semble pourtant qu’il faut éviter une vision manichéenne de la dette publique : celle-ci a des avantages et des inconvénients."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux grands courants de la pensée économique contemporaine s'oppose sur les effets d'une augmentation de la dette publique. Les keynésiens y voient un moyen de stimuler l'économie, notamment en cas de ralentissement de la croissance, alors que pour les néoclassiques, il s'agit d'une intervention abusive de l'Etat créant des déséquilibres sur les différents marchés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Optique keynésienne : L'effet multiplicateur de la dépense publique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe deux types de multiplicateur : le multiplicateur budgétaire et le multiplicateur fiscal. Lorsque l'Etat augmente ses dépenses (par le biais des salaires ou d'investissements par exemple), la consommation des biens et des services augmentent, la consommation augmente la production intérieure, cette production est ensuite transformée en revenu dont une partie est à nouveau consommée. Même si en économie ouverte, l'effet du multiplicateur est plus faible, il existe toujours : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Une impulsion de dépense publique de 1 point de PIB conduit, toutes choses égales par ailleurs, à une augmentation plus que proportionnelle de l’activité : en France, le multiplicateur keynésien de court terme pour les dépenses publiques est couramment évalué à 1,2-1,4." &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(source : INSEE L'économie francaise 2004 - 2005 Dossier : La dette publique : http://www.insee.fr/ fr/indicateur/cnat_annu/base_95/documentation/publications/ecofranc_2.pdf)&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le multiplicateur fiscal agit de la même façon sur la demande et sur la consommation. De plus, Keynes a mis en avant un concept économique qu'il a appelé la "propension à consommer". Plus le revenu d'une personne est bas, plus si on augmente ce revenu, la part d'augmentation sera consommée plutôt qu'épargner. Cela semble assez logique. Stimuler la demande passe donc par une baisse des impôts surtout sur les classes pauvres et moyennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Optique néoclassique : effet d'éviction - anticipations rationnelles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le concept d'effet d'éviction peut se résumer ainsi : une augmentation de la dette publique est une émission d'emprunts par l'Etat sur ce qu'on appelle le "marché des fonds prêtables" qui correspond au marché des capitaux (marché monétaire + marché financier). Or les emprunteurs publics et les emprunteurs privés sont en concurrence sur ce marché. L'augmentation de l'Offre de titres publics suscite une baisse des prix  et oblige l'Etat à offrir une rémunération (par les intérêts) supérieure pour attirer de nouveaux prêteurs. Ceci conduit à une hausse des taux d'intérêt de l'économie entière. Cette hausse rend l'investissement plus cher et certaines entreprises vont y renoncer amenant ainsi un ralentissement de l'économie. Cette hausse  du taux d'intérêt peut être aggravée si les emprunteurs viennent à douter de la capacité de l'Etat à payer ses échéances futures, ce qui conduit l'Etat à devoir encore augmenter la prime de risque des prêteurs, c'est à dire les intérêts des obligations sur le marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie des anticipations rationnelles repose sur le principe que les personnes comprennent le comportement de l'Etat et anticipent le fait que l'Etat devra finir par rembourser sa dette et qu'il le fera par des prélèvements d'impôts supplémentaires. Ces anticipations les amènent à davantage épargner que consommer et ainsi l'effet expansionniste s'annule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant les néoclassiques soulignent l'utilité d'une baisse de la fiscalité pour stimuler l'offre. Ainsi les néoclassiques rejoignent les keynésiens sur le principe de baisser les impôts en cas de croissance médiocre mais pour eux il s'agit de stimuler l'offre tandis que pour les keynésiens il s'agit de stimuler la demande par une élévation du revenu. Le principe est le même mais concrètement, les recommandations en termes de politiques sont complètement différentes. Pour les libéraux, il faut d'abord baisser les impôts sur les sociétés. Alors que pour les keynésiens il s'agit de baisser les taxes qui diminuent la consommation sur les classes pauvres et moyennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paquet fiscal présenté comme un moyen de relance est donc tout à fait dans une vision néoclassique de l'économie. Puisqu'il s'agit de baisser les impôts sur les heures supplémentaires non pas comme il est dit officiellement pour permettre aux salariés de "gagner plus" mais en fait pour permettre aux entreprises de payer moins et d'avoir un marché du travail plus flexible.&lt;br /&gt;De plus le bouclier fiscal ne permettra évidemment pas de relancer la consommation puisque la propension à consommer des personnes en bénéficiant est très faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La théorie économique telle qu'on l'enseigne dans les universités n'est déjà pas consensuelle. Et ce débat continue aujourd'hui entre économistes et entre politiques. Il est important de toujours garder à l'esprit que la dette publique n'est pas forcément mauvaise en soi. Bien sûr, il est nécessaire de réfléchir au montant de la dette et des déficits, mais le catastrophisme ambiant souvent relayé par certains médias contribuent à voler le débat des réformes aux français. Le gouvernement pousse les gens à réfléchir en terme d'ultimatum : "c'est ces réformes ou la faillite de l'Etat". Fillon parle de faillite avant de se reprendre, puis de plan de rigueur pour encore revenir en arrière. Je ne crois pas qu'un premier ministre, sachant l'impopularité de ce type de politique d'austérité, lâcherait ce genre de mot sans un objectif derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Générations futures à l'agonie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier point important dans le débat est de répondre à l'éternel argument du poids que la France laisse à ses générations futures. Cependant, s'il on parle de l'héritage que la France laisse à ses enfants. Il ne suffit pas de parler de dette publique, il faut aussi parler de l'endettement privé.&lt;br /&gt;Jérôme Créel et Henri Sterdyniak soulignent ce point en effectuant une comparaison entre différents pays :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"La dette brute des ménages représente 80 % de leur revenu en France contre 140 % au Royaume-Uni, 120 % aux États-Unis ; la richesse nette des ménages qui était égale à trois fois le PIB en 1993 vaut quatre fois le PIB en 2004. On ne peut évaluer l’héritage que les ménages français laisseront à leurs enfants par la seule dette publique brute. C’est toute la richesse nationale qu’il faut considérer. (...). La croissance actuelle de la dette (1,4 point de PIB en 2005) s’explique principalement par la faiblesse de la croissance (qui coûte 1,2 point de déficit conjoncturel et 0,4 point d’alourdissement du ratio dette/PIB)."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ne sont pas les seuls à mettre en avant cette comparaison. Dans son "Livre noir du libéralisme", Larrouturou met également en évidence le phénomène de hausse de la dette privée dans certains pays :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Les libéraux ne cessent de critiquer la dette publique, mais les politiques libérales ont besoin pour durer d'un volume toujours croissant de dette privée. Et la dette privée est bien plus dangeureuse que la dette publique. (...) Une économie dont la croissance est nourrie presque exclusivement de dette privée est aussi fragile qu'un château de sable : quand, dans chaque quartier, plusieurs maisons sont couverts d'énormes paneaux "MAISON SAISIE. A VENDRE", cela casse un peu l'ambiance (L'auteur fait ici référence à la crise des subprimes) (...) Oui la dette privée est bien plus dangeureuse humainement et économiquement que la dette publique".&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sarkozy et l'endettement privé :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l'anecdote, il rappelle une proposition de Sarkozy d'avant les présidentielles, Sarkozy qui vente les mérite du système américain où les gens n'ont pas peur de vivre à crédit :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"En France, l'Etat est trop endetté, mais les particuliers ne le sont pas assez. Culpabiliser  les acteurs économiques sur l'endettement est une erreur grave car un pays qui n'emprunte pas pour investir est un pays qui ne croit pas à son avenir. Je veux développer le crédit hypothécaire en France. C'est ce qui a permis de soutenir la croissance économique aux Etats Unis" (Nicolas Sarkozy, Les Echos, 9 Novembre 2006)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit en effet aujourd'hui que le crédit hypothécaire (subprimes) était une valeur sûre et un bon outil de politique économique pour la croissance...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le rapport Pébereau de 2005&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Jérôme Créel et Henri Sterdyniak :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Se pose certes le problème de la détermination du niveau adéquat de la dette. Celui-ci n’a aucune raison d’être stable en pourcentage du PIB. Par exemple, une population qui vieillit peut avoir besoin d’une dette publique plus importante, d’autant plus que la pérennité des retraites assurée par le système public par répartition est mise en cause. Tant que la dette apparaît désirée, qu’il est possible de l’émettre à de bas taux d’intérêt, qu’elle ne provoque ni tensions inflationnistes, ni déficit extérieur, il n’y a pas de preuve qu’elle est excessive."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, comme le rappelle le rapport Pébereau publié en 2005, la dette publique française pose un certain nombre de problèmes. Le principal d'entre eux est que les dépenses publiques aujourd'hui, sont principalement des dépenses de fonctionnement et non plus des dépenses d'investissement. Ce rapport différencie la dette malsaine qui n'apporte aucun enrichissement et la dette saine constituée principalement de dépenses d'investissement. De façon analogue, on peut parler de dette choisie ou de dette subie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela signifie-t-il que l'Etat fraçais vit "au dessus de ses moyens" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Soutenabilité de la dette&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour répondre à la question précédente, il est nécessaire de faire intervenir une notion essentielle : celle de soutenabilité de la dette. La dette est dite soutenable lorsqu'elle exclut un "jeu à la Ponzi" dans lequel l’État émettrait indéfiniment de nouveaux emprunts pour payer les intérêts et le principal arrivant à échéance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où vient cette expression de "jeu à la Ponzi" ? Voilà la petite histoire :&lt;br /&gt;Charles Ponzi monta une escroquerie de grande envergure à Boston au début du siècle dernier. Il proposait des investissements pour lesquels il promettait un rendement de 40 % en à peine 90 jours. Cette affaire reposait sur un système de vente pyramidale : les investissements des nouveaux entrants servaient à payer les premiers investisseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le rapport de l'INSEE de 2005 : "La dette publique en France : la tendance des vingt dernières années est-elle soutenable ?", une discussion sur les critères de soutenabilité puis des tests économétriques sont effectués pour rendre compte de la situation française. Une condition suffisante (mais pas forcément nécessaire) de soutenabilité est par exemple la stabilité en moyenne su ratio dette / PIB. Ce rapport souligne sur le critère de stabilité de PSC est très restrictif et qu'un plafond d'endettement de 60% du PIB n'est pas nécessaire pour qu'il y ait soutenabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leurs tests économétriques concluent que la progression des dépenses et des recettes des administrations françaises a été au mieux faiblement soutenable au cours des vingt-cinq dernières années :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ce régime de soutenabilité faible signifie que, si la dynamique des dépenses et des recettes observée dans le passé se maintient, on ne peut pas écarter le risque de devoir tôt ou tard procéder à un ajustement important. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cette situation peut devenir d’autant plus difficile que le cadre d’exercice de la politique économique a été considérablement modifié. En particulier, le pacte de stabilité et de croissance encadre plus strictement la politique budgétaire tandis que l’émergence d’une politique monétaire indépendante exercée à l’échelle de l’UEM rend improbable une accélération forte de l’inflation qui réduirait le poids réel de la dette comme cela a pu être le cas dans le passé lorsque des problèmes de même nature se sont posés. Ces évolutions institutionnelles concourent à un resserrement des contraintes pesant sur la politique budgétaire et obligent à un règlement « vertueux » des problèmes d’endettement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enfin, le retournement démographique en cours pèsera sur la croissance et poussera à la hausse les dépenses publiques (santé, retraites) au cours des prochaines années."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette conclusion rejoint celle du rapport Pébereau. A ce schéma de pensée, les deux écnomistes de l'OFCE oppose un autre point de vue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Le rapport Pébereau néglige le bouclage macroéconomique de son diagnostic et de ses préconisations. Selon lui, le niveau de la dette publique s’explique avant tout par une mauvaise gestion des finances publiques, une trop forte propension à avoir recours aux dépenses publiques. Pour nous, le déficit public a été nécessaire pour soutenir l’activité ; sans lui, celle-ci aurait été plus faible. Dans des périodes de niveau élevé des taux d’intérêt réels — situation subie par la France dans les années 1990, le rapport préconise que l’État réduise ses dépenses, comme le ferait une entreprise privée, voire un ménage, oubliant que l’État n’est pas une entreprise privée et qu’il peut devoir pratiquer une politique budgétaire de régulation, donc précisément soutenir l’activité quand des taux d’intérêt trop élevés tendent à l’affaiblir. Le rapport estime qu’il faudrait diminuer les dépenses publiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour réduire les déficits et la dette tout en reconnaissant, page 111, que cela nuirait à la croissance. Est-ce le moment d’affaiblir encore les espoirs de reprise ? Le rapport préconise de mener une politique de stabilisation après que l’équilibre des finances publiques aura été atteint : si cela est nécessaire, pourquoi critiquer la politique à l’oeuvre actuellement ? Pourquoi faudrait-il atteindre préalablement l’équilibre budgétaire, qui est un objectifcoûteux et sans réelle signification économique ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Qui faut-il croire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour reprendre une expression de Jean Paul Fitoussi : "il n'y pas feu en la demeure". A long terme et si la croissance stagne, il sera nécessaire d'envisager des réformes visant à réduire les dépenses ou augmenter les recettes mais on est très loin d'une faillite de la France. Rappelons que le Japon peut vivre avec une dette supérieure à 130 % du PIB, l'Italie à 120 %, la Belgique à 100 % environ, sans que ni la croissance économique, ni la cohésion sociale, ni l'Etat ne soient déclarés en faillite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dette publique est trop souvent utilisée comme argument politique pour faire passer des réformes idéologiques en réveillant les peurs des gens. Ce n'est pas une première dans ce genre de stratégie politique pour notre Chef d'Etat. On s'éloigne d'un débat serein sur cette question. Il me semble pourtant que les français tiennent énormément à leur modèle social. Faire de la casse social n'a jamais ramené un pays sur le chemin de la croissance et n'a jamais permis de rééquilibrer des finances publiques. La question de la politique budgétaire doit d'ailleurs être pensée au niveau national mais aussi et surtout, au niveau européen. Ici encore, le manque d'une cohésion de la politique économique enlève un outil essentiel aux pays de l'UEM : la coordination de la politique budgétaire et de la politique monétaire, ce qu'on appelle en macroéconomie : le policy mix. Seulement, l'Union européenne s'est construite sur une idéologie très néoclassique en terme de politique économique. Nous sommes plus libéraux que les Etats-Unis ! La BCE n'a pour objectif qu'une lutte contre l'inflation alors que la Fed a dans ces missions la croissance économique et l'emploi. Est ce que la politique économique n'est pas là avant tout pour apporter la croissance et davantage d'emploi ? Il suffit d'entendre Jose Manuel Barroso pour comprendre que ceux qui sont à la tête de l'Europe croit démesurément en l'efficacité des politiques libérales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les miracles Canadien et Suédois... il ne faut pas croire aux miracles : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, il est nécessaire de répondre à l'argument principal des libéraux : l'exemple du Canada et de la Suède.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le Canada et la Suède sont souvent cités par certains politiques et par beaucoup de médias comme exemple d'une gestion rigoureuse qui a permis une diminution extraordinaire de la dette en quelques années. Pour tous les poufendeurs de la dette publique et les avocats de l'équilibre budgétaire strict, le Canada et la Suède sont réellement la preuve que l'on peut réussir une réforme efficace de l'état sans entamer l'économie du pays :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Après une pointe de la dette fédérale du Canada à 68,4% du PIB en 1994, la dette est retombée à 38,7% en 2004, suite à une série d'excédents budgétaires dus à une politique de gestion de l'État rigoureuse (politique de rigueur), inspirée des principes du libéralisme économique : en parallèle à la baisse du déficit, la part des dépenses publiques fédérales dans le PIB est passée de 19% à 12%, les dépenses publiques totales baissant d’environ 10% entre 1992 et 2004"&lt;/span&gt; (source : wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_du_Canada).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement en s'intéressant un peu plus près au cas de la Suède (qui ne fait pas partie de la zone euro) et du Canada, il apparaît que les effets négatifs de la réduction des dépenses publiques en particulier sur la demande ont été compensés durant les années 1990 par la division par quatre des taux d'intérêts à trois mois et par la dépréciation de la monnaie nationale &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(source : Le cercle des économistes - Politique économique de Gauche politique économique de droite)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Ils ont donc mener une politique monétaire très interventionniste et expansionniste pour contrecarrer les effets négatifs de la réduction de la dette. Ils ont coordonné politique monétaire et politique budgétaire et ainsi réduit leur dette sans trop affecter l'économie de leur pays. L'exemple des libéraux semble se retourner très vite contre eux.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1166574188637087217-5302654816791555327?l=econospleen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://econospleen.blogspot.com/feeds/5302654816791555327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1166574188637087217&amp;postID=5302654816791555327&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/5302654816791555327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/5302654816791555327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://econospleen.blogspot.com/2008/05/la-dette-publique-pourquoi-le-consensus_07.html' title='La dette publique : pourquoi le consensus n&apos;existe pas'/><author><name>Patrick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15548288624765966657</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1166574188637087217.post-1831740696089368186</id><published>2009-05-25T21:01:00.000+02:00</published><updated>2010-01-28T13:18:26.431+01:00</updated><title type='text'>Le livre noir du libéralisme - Partie 2 : Construire une alternative</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans cette partie, la première analyse qu'effectue Pierre Larrouturou est une comparaison du modèle français et du modèle américain. Il explique en effet que nombres d'hommes politiques basent leur raisonnement sur un constat : le PIB par tête des américains est 30% supérieur au PIB par tête des français, le PIB représentant la richesse nationale (qui peut être calculé par les dépenses, les revenus ou la production). Ils en concluent dès lors qu'un objectif de la France est d'atteindre ce même niveau.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;Il fait alors une critique du modèle américain en expliquant que les 30% d'écart proviennent en grande partie du mode de fonctionnement du modèle américain, une société de sur-consommation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dépense de santé (Un français dépense en moyenne par an 2736 dollars alors qu'un américain dépense 5267 dollars et son espérance de vie est pourtant moins longue), gaspillage d'énergie, dépenses de suralimentation, dépenses de sécurité et dépenses d'assurance, frais d'avocats et dépenses pénitentiaires... Quand on analyse le contenu réel du PIB américain et les différences qui expliquent les 30% de supériorité sur le PIB français, on ne trouve pas tellement d'occasions d'envier le modèle qui le sous tend. Certes, les Américains consacrent un peu plus que nous à l'université et à la recherche mais, sous réserve de ces deux exceptions, il n'y a aucune raison de regretter que la France ait un PIB par tête plus faible que les Etats-Unis."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le deuxième argument que Pierre Larrouturou réfute repose sur la prévision que les départs en retraite massifs ces dernière années (baby-boomers) vont bientôt faire diminuer la population active et donc le chômage. Seulement, il rapelle que dans ces dernières estimations l'INSEE considère que du fait des réformes Fillon de l'allongement de la durée de cotisation, "la population active ne baissera ni en 2007, ni les années suivantes. Le nombre total d'actifs devrait augmenter fortement jusqu'en 2015, puis augmenter encore, plus doucement, jusqu'en 2050. La population active devrait augmenter de 900000 personnes" (INSEE prévisions juillet 2006).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour construire une alternative, Pierre Larrouturou nous invite ensuite à réfléchir sur les tenants et les aboutissants de la mondialisation. Le titre de son chapitre est "La mondialisation est-elle coupable ?". Selon lui, on ne pas accuser la mondialisation du niveau de chômage actuel :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dans certains secteurs, il est évident que la mondialisation a provoqué des pertes d'emplois importantes. Depuis que la Chine a adhéré à l'OMC, nul ne peut nier l'importance des importations de textile chinois en Europe. (...)Mais qu'en est-il globalement ? Sur l'ensemble des secteurs de l'économie ? Pour le moment, le chômage en France et en Europe ne s'explique pas par la concurrence des pays à bas salaires : hors Europe, notre balance commerciale est équilibrée. Oui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est vis-à-vis des pays de la zone euro que notre balance est est déficitaire. Hors Europe, elle est équilibrée et même légèrement excédentaire. La moitié de notre déficit commercial est due à nos seuls échanges avec l'Allemagne".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il effectue ensuite une analyse très intéressante sur les conséquences de la baisse des salaires en Allemagne et ces conséquences sur la balance commerciale française. Son analyse adopte un point de vue à la fois économique mais également politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est alors qu'il fait sa première grande proposition : Le traité social européen qui permettrait d'éviter le dumping entre les pays et d'apporter une convergence vers le haut en matière sociale, tout comme le traité de Maastricht a permis une convergence en matière économique. Ce traité serait composé de 5 objectifs :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un chômage inférieur à 5%&lt;br /&gt;- Un taux de pauvreté inférieur à 5%&lt;br /&gt;- Un taux de mal logés inférieur à 3%&lt;br /&gt;-Un taux d'illettrisme à l'âge de 10 ans inférieur à 3%&lt;br /&gt;-une aide publique au développement (vers les pays du Sud) supérieure à 1%&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette proposition de traité social qu'il a copublié dans le Monde du 9 Juin 2004 avec Stéphane Hessel et Michel Rocard s'appuie sur un argument avec lequel on ne peut qu'être d'accord :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Nous avons été capables de créer une monnaie unique. Douze Etats qui décident de faire monnaie commune, c'est du jamais-vu en temps de paix. Nous avons vaincu l'inflation en quelques années : elle est passée de 12% à 2% ! Pourquoi ne pas lutter avec autant de force contre l'illettrisme ? Pourquoi ne pas nous attaquer vraiment au mal-logement ou au mal-développement ? N'est ce pas le meilleur moyen d'affirmer concrètement nos valeurs humanistes, le meilleur moyen de réconcilier l'Europe et les Européens ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traité de l'Europe sociale tient en sept articles. Dès qu'il a été rendu public, il a reçu le soutient entre autre de Jacques Delors, José Bové, Enrique Baron Crespo (président du groupe socialiste au Parlement Européen), l'abbé Pierre, Mgr Ricard (président des évêques de France), Robert Goebbels (ancien ministre de l'économie luxembourgeois)... 250 parlementaires et des milliers de citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Larrouturou explique ensuité que Nicolas Sarkozy, une fois passé président "voulait clore très vite le dossier européen. Alors que tout les partenaires européens pensaient boucler la négociation d'un nouveau traité pour la mi-2009, Nicolas Sarkozy a voulu conclure immédiatement. Sans prendre le telps du dialogue. Au risque de rater une occasion historique de rapprocher l'Europe des attentes des peuples et des nécessités économiques et sociales de l'époque (...) Le nouveau traité ne comportera aucune clause sociale. C'est une occasion ratée mais cela ne doit pas nous empêcher d'agir".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ensuite à la situation monétaire mondiale que Pierre Larrouturou s'attaque et en particulier à la sous-évaluation de la monnaie chinoise. Je ne reviendrai pas en détail sur cette partie car elle demande beaucoup d'explications qui sont parfaitement claire dans le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le prochain article je parlerai des autres propositions de Pierre Larrouturou, notamment la semaine de 4 jours.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1166574188637087217-1831740696089368186?l=econospleen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://econospleen.blogspot.com/feeds/1831740696089368186/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1166574188637087217&amp;postID=1831740696089368186&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/1831740696089368186'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/1831740696089368186'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://econospleen.blogspot.com/2008/05/le-livre-noir-du-libralisme-construire.html' title='Le livre noir du libéralisme - Partie 2 : Construire une alternative'/><author><name>Patrick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15548288624765966657</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1166574188637087217.post-7312154772126014362</id><published>2009-05-15T15:37:00.000+02:00</published><updated>2010-01-28T13:18:04.728+01:00</updated><title type='text'>Le Livre noir du libéralisme - Pierre Larrouturou - Partie 1 : Le constat de l'auteur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voilà enfin un livre de gauche qui fait du bien à lire. Loin des "règlements de compte" d'un Julien Dray ou des "ma plus belle histoire, c'est vous" de Ségolène Royal parfois amusant et piquant mais manquant de fond, loin d'un "Ce grand cadavre à la renverse" de BHL qui, même s'il était très intéressant à lire, n'apporte pas grand chose aux débats sur ce que peut et ce que doit être le PS aujourd'hui, loin de "L'impasse" de Jospin qui ne fait aucun inventaire de ses propres années et qui manque cruellement de fond sauf sur une pseudo-analyse psychologique de Ségolène Royal qui nous prouverait  qu'elle "n’a ni les qualités humaines ni les capacités politiques»", et loin d'un "Il faut saborder le PS" d'un Georges Frêche à la plume assassine, jouissif, mais trop instinctif.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce livre noir du libéralisme est limpide. Inévitable pour qui veut comprendre les principaux enjeux économiques des trente dernières années. L'auteur nous éclaire d'abord sur la situation économique mondial actuelle. Les principaux angles d'étude pour cette analyse sont la part des salaires dans le PIB, l'endettement privé et la productivité dans les pays occidentaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Le livre comporte trois parties : 1 - Le livre noir du libéralisme 2- Construire une alternative 3 - Qu'est ce qui bloque ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce livre n'est donc pas seulement une critique des politiques néolibérales et de l'analyse de leurs conséquences, il est également un livre de réflexion et de proposition, un livre finement argumenté et très convaincant. Le ton est le plus souvent sérieux, parfois sarcastique, parfois lyrique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dans un premier temps, Larrouturou fait différents constats sur le monde actuel.Tous les chiffres de ce livre ont des références d'articles ou d'études économiques de l'OCDE et autres instituts. Dès le début, il critique ardemment le libéralisme à l'aide de ces chiffres :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Il y a trente ans, en France comme aux Etats Unis, l'immense majorité des citoyens bénéficiait chaque année d'une élévation de son niveau de vie. (...)Plus de 95% de la population bénéficiait de la croissance. Depuis quelques années, aux Etats Unis, le pays qui sert de modèle aux libéraux du monde entier, seuls les 5% les plus riches ont vu leurs revenus augmenter. Ce n'est pas la LCR qui l'affirme, c'est la banque BNP Paribas. C'est pour cela évidemment que la dette (privée) a tellement augmenté : les 5% des citoyens les plus riches ne peuvent pas faire dix-huit repas par jour ni avoir tous dix voitures garées devant leurs maison. Quand 5% seulement de la population accapare l'essentiel des richesses nouvellement créees et qu'une majorité voit ses revenus stagner ou nettement diminuer, la croissance devrait s'arrêter, faute de consommation. C'est donc uniquement en poussant la majorité des salariés à s'endetter que le libéralisme peut assurer en même temps des bénéfices colossaux pour les 5% les plus riches et une consommation élevée du plus grand nombre (...) En 2006, malgré une croissance de 3%, le revenu médian individuel a baissé de 1,2%".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au passage, un des leviers de l'endettement privé est le crédit hypothécaire (subprimes) que Sarkozy voulait développer en France en 2006 : &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;"Je veux développer le crédit hypothécaire en France. C'est ce qui a permis de soutenir la croissance économique aux Etats-Unis"&lt;/span&gt; Nicolas Sarkozy, Les Echos, 9 Novembre 2006.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pourquoi tant de personnes voient ainsi leurs revenus stagner ? Pierre Larrouturou l'explique un peu plus loin :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"En vingt ans, la part des salaires dans le PIB a chuté de 12% (pour cette année, environ 190 milliards d’euros vont aller au capital alors qu’ils iraient aux salariés si le marché du travail retrouvait l’équilibre de 1980). Pour justifier le retour aux 40 heures, les leaders de la droite mettent en avant la faiblesse des salaires. Mais tant que le chômage et la précarité resteront à ce niveau, la baisse des salaires se poursuivra, le stress des salariés continuera d’augmenter, la croissance restera molle et les ressources de l’État, des collectivités et de la Sécu stagneront. Nous aurons les plus grandes difficultés à financer les services publics, la recherche, la santé et les retraites. La crise que nous traversons est complexe et multiforme mais le chômage est au cœur de la crise. Nous ne pouvons pas nous résigner. Nous ne devons pas baisser les bras. Casser le chômage doit rester notre priorité absolue."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCw85lj1XRI/AAAAAAAAAE4/zym6yO-O5Ls/s1600-h/graphe1.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCw85lj1XRI/AAAAAAAAAE4/zym6yO-O5Ls/s320/graphe1.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200598629738700050" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Quelques références qu'il met et que je reprend ici pour bien convaincre le lecteur :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Aux Etats-Unis, les salaires réels des homes travaillant à temps plein ont baissé de 2,3%, l'an dernier". &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Les Echos, 31 Aout 2005&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Aux Etats-Unis, depuis 2001, les bénéfices des entreprises ont augmenté de 40% tandis que les salaires n'ont augmenté que de 0,3%. La part des salaires dans le revenu national atteint son plus bas niveau depuis 1929."&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; Les Echos, 9 Octobre 2006&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les espagnols ont perdu du pouvoir d'achat en 2005. La rémunération annuelle des salariés  a été en hausse de 2,3%. (...) Mais en parallèle, les prix à la consommation ont progressé de 3,7%. D'où une perte importante de pouvoir d'achat pour les Espagnols". &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;L'Expansion, 13 Octobre 2006&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"En Allemagne, la part des salaires décline pour la septième année consécutive pour tomber à 66% du PIB alors qu'elle était encore à 72% en 2000. On observe depuis des années une évolution faible des salaires. Leur montant net, corrigé de l'inflation, est aujourd'hui inférieur à celui de 1991".&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; La Tribune, 12 Janvier 2007&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Même le FMI, réputé très libéral, le constate dans le rapport qu'il vient de rendre public : au cours des deux dernières décennies, il y a eu un déclin continu de la part du revenu qui va au travail. La baisse est très massive et atteint 10% en Europe et au Japon". &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt;Les Echos, 23 Mai 2007&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;"Les entreprises américaines ne savent plus quoi faire de leur argent. Les entreprises membres de l'indice S&amp;amp;P 500 ont consacré plus de 100 milliards de dollars au rachat de leurs propres actions pendant le seul premier trimestre 2006".&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; La tribune, 13 juin 200&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;6&lt;/span&gt;  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dividendes historiques pour les actionnaires du CAC 40. Les 40 plus grosses sociétés françaises devraient verser 32 milliards de dividendes à leurs actionnaires. Une hausse de 23% sur un an."&lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; Les Echos, 21 Février 2007  (Rq : Sur ce dernier point Pierre Larrouturou précise bien que ce n'est pas du tout le cas des PME qui ont beaucoup plus de difficultés).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quels sont les risques de tels phénomènes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;" Une déflation mondiale généralisée, qu'est ce que cela signifie ? Quand les inégalités explosent, quand la part de salaire dans PIB américain est au plus bas depuis 1929 et quand la part des salaires perd 10% en Europe comme au Japon, la crise sociale peut très vite déboucher sur une vraie crise économique par insuffisance de consommation. De même qu'un avion qui ne va plus asez vite peut tout d'un coup ne plus avoir assez de portance et tomber comme une pierre, une économie où la part des salaires (qui alimentent la consommation) est trop faible peut très vite tomber en récession".&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'analyse de Larrouturou sur la hausse de l'endettement privé comme palliatif à la baisse de la part des salaires dans le PIB est vraiment pertinente et éclairante. Il est difficile de résumer réellement sa pensée et le nombre de ses arguments. Je renvoie tous les lecteurs à son livre pour plus de détail.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pour nombre de politiques aujourd'hui, la solution passe par davantage de croissance. Je réetend d'ailleurs Dominique Strauss Khan invité à une émission avec sa femme durant les primaires socialistes. Sa solution ultime était la croissance et cela passait à ses yeux par davantage de confiance. Il martelait ces deux mots comme un religieux fait une prière : confiance croissance confiance croissance. Sa position est défendable : l'emploi, la hausse du pouvoir d'achat, les recettes fiscales, tout cela peut être améliorer grâce à plus de croissance. Oui mais si la croissance ne vient pas ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pierre Larrouturou préfère adopter un autre point de vue :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Au bout de trente ans de crise, c’est une erreur fondamentale de croire encore que la solution à la crise sociale viendra de la croissance. Aujourd’hui, le seul moyen de rééquilibrer le marché du travail pour augmenter vraiment les salaires, le meilleur moyen de relancer la croissance et de sauver les retraites, c’est de s’attaquer frontalement au chômage."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCw9R1j1XSI/AAAAAAAAAFA/vxUOsRqSYYo/s1600-h/graphe2.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCw9R1j1XSI/AAAAAAAAAFA/vxUOsRqSYYo/s320/graphe2.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200599046350527778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est sur constat que démarre la deuxième partie du livre : "Construire une alternative" &lt;span style="font-style: italic;"&gt;(Article en préparation)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1166574188637087217-7312154772126014362?l=econospleen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://econospleen.blogspot.com/feeds/7312154772126014362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1166574188637087217&amp;postID=7312154772126014362&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/7312154772126014362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/7312154772126014362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://econospleen.blogspot.com/2008/05/le-livre-noir-du-libralisme-pierre.html' title='Le Livre noir du libéralisme - Pierre Larrouturou - Partie 1 : Le constat de l&apos;auteur'/><author><name>Patrick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15548288624765966657</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCw85lj1XRI/AAAAAAAAAE4/zym6yO-O5Ls/s72-c/graphe1.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1166574188637087217.post-6149237461133064838</id><published>2008-09-28T16:07:00.000+02:00</published><updated>2010-01-28T13:16:57.836+01:00</updated><title type='text'>"libéral ET socialiste"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je viens de finir de lire le livre, écrit sous forme d'entrertiens, de Bertrand Delanoe &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De l'audace !&lt;/span&gt; largement commenté dans les médias pour  les passages portant sur le libéralisme. En attendant le livre de Ségolène Royal et d'Alain Touraine, voici mes impressions sur le livre de Delanoe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre est intéressant. J'ai beaucoup apprécié le ton et la cohérence du personnage. Il ne cherche pas vraiment à plaire, mais il n'est pas non plus dans la provocation. Il propose une vision plutôt nouvelle du socialisme même si très proche de celle de Ségolène Royal. Alors que le congrès approche et que tous les militants socialistes auront à faire un choix déterminant, il est bon de se poser cette question : qu'est ce qui différencie Ségolène Royal de Bertrand Delanoë ? Leurs parcours personnels ? Leurs idées ? Leurs méthodes ? Leurs équipes et soutiens ? Quelle est la gauche de Delanoë et quelle est celle de Ségolène ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première question que Laurent Joffrin pose à Bertrand Delanoë est la suivante : "Comment un jeune catholique, comme vous, fils d'une famille de droite, est-il passé à gauche ?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Bertrand Delanoë "Cela commence à Bizerte en 1961" (il a donc 11 ans) . Il raconte : "J'ai vu l'armée française débarquer, les jeunes Tunisiens manifester, se battre et les soldats tirer. Il y eu des dizaines de morts. J'ai assisté à tout cela de chez moi ; j'ai vu les tirs, les corps qui tombent, le sang : un choc inouï pour un enfant. (...) Cette tragédie de Bizerte m'a tout de suite plongé dans les questions politiques, collectives".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre la gauche de Bertrand Delanoë très empreinte de pragmatisme, il faut passer par la colonisation qui prend toute la première partie du livre : "Il y a une responsabilité collective, c'est évident. Mais la femme ou l'homme attaché à ce pays, attaché à des amis tunisiens, attaché à ses biens, a vu soudain sa vie brisée... Mon père s'est bien adapté en France pourtant il était né en Tunisie ; en revanche, ma mère a vu sa vie détruite à cinquante ans. Et il y a là une injustice, parce qu'elle n'avait colonisé personne. (...) Elle a supporté de manière injuste le poids d'une responsabilité collective." Un peu plus tard, il explique : "Je ne condamne jamais un homme au nom d'une responsabilité collective. Les responsabilités collectives existent au regard de l'histoire, au regard des idées. Mais un individu n'est responsable que de lui-même"&lt;br /&gt;Laurent Joffrin retorque alors "C'est un socialiste qui dit cela ?"&lt;br /&gt;Delanoë répond : "C'est avant tout un socialiste Le socialisme travaille à l'émancipation des hommes et des femmes, et donc des individus. Et il doit aujourd'hui se réconcilier avec la notion même d'individu."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gauche de Bertrand Delanoë est celle de la justice et de la liberté : "Je n'ai jamais été marxiste. Jamais. J'étais libertaire. C'est un autre chemin vers le socialisme. Proudhon contre Marx. Blum contre Lénine. C'est cela mon socialisme"&lt;br /&gt;"J'étais totalement hostile au communisme. Pour moi la liberté est indispensable à l'oeuvre de justice.(...) Il n'y a pas de chemin vers l'égalité sans la liberté. Et, en fait, je préfère la notion de justice à la notion d'égalité. Parce qu'elle débouche sur des actes. Et je prétends que la justice est un instrument de la liberté et une condition de l'égalité. C'est pour cela que je suis de gauche. La justice n'implique pas que chacun soit identique à l'autre. Elle exige que chacun ait les mêmes droits à être libre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gauche de Bertrand Delanoë est donc la gauche de la conquête des droits produisant de la liberté et de la justice. Si Delanoë insiste sur cette question, c'est parce que réside dans cette confrontation d'idées un enjeu important à gauche. Pour les uns, il ne peut y avoir de liberté sans égalité des chances et il ne peut y avoir de justice sans égalité des conditions, sociales notamment. Comment peut-on parler de justice et de liberté alors que les inégalités sociales sont immenses ? La liberté, c'est peut être d'abord ne plus penser toute la journée à comment on va faire pour assurer ces fins de mois. La liberté, ici, passe par l'égalité. C'est donc bien l'égalité, la lutte des classes finalement, non pas au sens d'un combat, mais au sens de la conquête sociale qui devrait habiter le discours et les actes des vrais hommes de gauches. Le marxisme reste ici le fondement. Quelle est cette "deuxième" gauche pseudo-réformiste et qui se revendique libérale et qui oublie le fondement du combat de gauche qui est l'égalité ? Ce type d'attaques sur la "deuxième" gauche ne date pas d'hier. Il y a là, pourtant, une relecture étrange de l'Histoire et notamment des combats de gauche.&lt;br /&gt;Lorsque, avant et lors de la révolution française, les philosophes des lumières se battent contre la monarchie absolue à la française et souhaite un parlement élu, lorsqu'ils défendent les droits du citoyen, c'est bien de liberté dont il s'agit.&lt;br /&gt;Lorsque Jaurès dit "C'est par la liberté et par l'ampleur croissante des échanges que se réalisera peu à peu l'unité humaine" (Histoire socialiste de la révolution française- Jean Jaurès), c'est bien la liberté qu'il défend. Lorsqu'il dit "Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale sans laquelle elle n'est qu'un mot", il se bat pour la justice. Lorsqu'il dit "Le premier des droits de l'homme c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail", qui dirait que Jaurès avait une idéologie de centre droit ?&lt;br /&gt;Lorsque en 1898, Zola écrit "J'accuse", c'est un combat pour la justice et pour la liberté.&lt;br /&gt;Lorsque en 1936, Léon Blum devient président du conseil, les avancées sociales qu'il effectue sont bien issues de combat pour la liberté des travailleurs.&lt;br /&gt;Lors de la seconde guerre mondiale, le combat contre la fascisme, la résistance, est un combat pour la liberté.&lt;br /&gt;Mai 68, l'opposition à la guerre d'algérie, Mai 1981, n'étaient-ce pas des combats pour la liberté, y compris vis-à-vis des abus du capitalisme. L'abolition de la peine de mort, le RMI, toutes les grandes réformes entreprises par la gauche reposent sur l'idée que la liberté est une condition de l'égalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont des combats pour la liberté et la justice. Lorsqu'on caricature cette vision de gauche, en la présentant comme une vision bourgeoise et bien pensante alors que la gauche des Jules Guesde, des Mélanchons, des Fabius n°2 (mais plus n°3) serait une gauche populaire, proche des préoccupations des gens, on affaiblit tout le sens de ces combats passés dans l'inconscient collectif. Quand Sarkozy veut liquider Mai 68, quand il insiste démesurément sur la valeur travail, quand il veut nommer le président de France Télévisions, c'est à nos libertés qu'il s'attaque. Quand il crée le paquet fiscal, quand il assouplie le droit du travail et dépénalise les délits financiers, c'est davantage de libertés qu'il donne aux plus riches et qu'il enlève à ceux qui ont le plus de difficultés. Quand Ségolène se bat pour la place des syndicats et de la négociation dans le monde du travail et de l'entreprise, lorsqu'elle fait des lois sur le congé de paternité, lorsqu'elle se revendique féministe, et même, lorsqu'elle décide de laisser rentrer les caméras dans sa chambre d'accouchement alors qu'elle est ministre en fonction, c'est bien la liberté qu'elle défend. Ce combat a souvent pour objectif final l'égalité. Mais c'est parce tous les hommes doivent obtenir les moyens de leur liberté qu'ils deviendront égaux par leur liberté. C'est le fondement de la société capitaliste plutôt que communiste. C'est le seul moyen de concilier l'individualisme et le bien-être collectif. Le plus souvent, les gens ne descendent pas dans la rue pour l'égalité, ils descendent parce qu'on leur enlève, avant tout, une part de liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ségolène Royal et Bertrand Delanoë se retrouve, à mon avis, complètement sur cette vision du socialisme. Reste à savoir ce qui va les différentier, et comment il vont tenter de se différentier. Tout va se jouer sur le rôle de l'Etat, Ségolène Royal désirant un Etat très protecteur et très présent, y compris sur les thèmes de la nation et d'une certaine forme de patriotisme complètement assumé, alors que Delanoë se positionnera davantage sur un axe de gauche pragmatique, garantes de nouvelles libertés, une gauche pas vraiment protectrice mais davantage libérale, au sens politique, comme il le dit lui même. Mais pour essayer de mieux comprendre leurs différences, j'attend de lire le livre de Ségolène Royal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir cet article, je citerai un passage du livre de Rocard &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si la Gauche savait&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'inculture historique de nos partis politiques est profonde. Un parti politique, en France, est un outil qui malaxe du pouvoir. La discussion des idées y est première, facialement. En vérité, elle est dernière, loin derrière les ambitions de pouvoir. Ainsi on a fabriqué un Jaurès officiel, pour donner le change. Jaurès est tombé dans un chaudron collectif. Il a été avalé - intégré - parce qu'il est le plus grand, le plus porteur, et les idées "subversives" que son oeuvre véhicule ont été oubliées au passage. Maintenant que Jaurès appartient à l'Histoire, la gauche jacobine, ultralaÏque et adepte du tout politique se l'approprie. Elle brandit des drapeaux ; elle fait du bruit ; mais on sait que c'est erroné. Moi, ma lecture de Jaurès est une tentative de clarification historique. Oui, je prétend que Jaurès est un père fondateur de la "deuxième gauche".&lt;br /&gt;Premier élément. La loi de séparation des Eglise et de l'Etat a été faite sous l'influence de trois hommes : Buisson, Briand, Jaurès - dont la femme était catholique, rappelons-le, et dont la fille a fait sa première communion, ce qui a scandalisé. Jaurès était un laïque éclairé, un tolérant, pas un ultra comme on peut l'être par tradition dans la "première gauche".&lt;br /&gt;Deuxième élément, l'affaire Dreyfus. Il faut se souvenir que les socialistes ne voulaient pas se mêler de cette histoire "bourgeoise" et militaire. Jaurès, certes, n'a pas réagi tout de suite. Lorsqu'il s'y est intéressé, Guesde l'a contré avec des arguments vaseux et carrément antisémites. Malgré cela, Jaurès s'est battu pour faire admettre aux socialistes qu'une atteinte aux droits les concernait tous.  Pour lui, le droit, la dignité des hommes passaient avant le combat économico-social.&lt;br /&gt;Le troisième élément est  illustré par l'histoire de la verrerie d'Albi. Alors que la CGT de l'époque se contentait de manifester contre la capitalisme - et même, comme en 1848, pensait à une forme de nationalisation - Jaurès, a lancé l'idée de coopérative ouvrière qui allait permettre à la société civile de sauver financièrement la verrerie d'Albi. Il inventait l'économie sociale, que je vais développer et consolider lors de mon passage à Matignon.&lt;br /&gt;Quatrième élément, son livre, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'Armée nouvelle&lt;/span&gt;, qu'il publie en 1913. S'intéresser à la chose militaire est un acte de combat contre le pacifisme, ce mal de la gauche. Je veux parler du pacifisme absolu, celui du père de Lionel Jospin, héritier d'une tradition centenaire, irréaliste et dangeureuse. Jaurès pense qu'on peut avoir à montrer sa force pour défendre la paix - et qu'il convient de ne pas abandonner son sort à la bourgeoisie.&lt;br /&gt;Et enfin, le cinquième élément, qui vous prouvera mon jauressisme : son travail infatiguable pour la paix. Il m'importe tant, ce Jaurès-là. Il faut relire ses articles quotidiens dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'Humanité&lt;/span&gt;."&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1166574188637087217-6149237461133064838?l=econospleen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://econospleen.blogspot.com/feeds/6149237461133064838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1166574188637087217&amp;postID=6149237461133064838&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/6149237461133064838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/6149237461133064838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://econospleen.blogspot.com/2008/06/libral-et-socialiste.html' title='&quot;libéral ET socialiste&quot;'/><author><name>Patrick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15548288624765966657</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1166574188637087217.post-2935662812850766449</id><published>2008-06-01T17:31:00.007+02:00</published><updated>2010-01-28T13:15:00.946+01:00</updated><title type='text'>4 jours !</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Quelle est donc cette grande proposition de Pierre larrouturou pour permettre de faire baisser rapidement le chômage : la semaine de 4 jours (32 heures par semaine) !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'entend déjà d'ici les cris (que moi même j'ai poussé en lisant les premières lignes de cette proposition) : quoi ? 4 jours ? Et la compétitivité des entreprises ? Et le niveau des salaires ? Et les 35 heures qui n'ont pas donné les résultats escomptés ?&lt;br /&gt;Les propositions de réduction du temps de travail sont mis au placard au PS depuis les difficultés de mise en place des 35 heures et leur bilan mitigé. Si la semaine des 4 jours représentait un réel moyen de faire diminuer le chômage, on imagine que différentes personnalités du PS en ferait leur cheval de bataille. Et bien non. Mais Pierre Larrouturou répond point par point aux arguments contre. Il décortique les 35 heures et leur bilan, démonte les idées reçus et nous montre le réel enjeu qui se situe dans la question du temps de travail. Il explique même pourquoi le PS est si timoré sur bon nombre de ces questions comme l'Europe sociale ou le temps de travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1er argument : Le niveau de la productivité&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est ce que la productivité du travail ? Elle est définie comme la production obtenue pour chaque unité de « travail » utilisé. Par exemple, si le travail est mesuré en nombre d’heures travaillées, la productivité sera égale au ratio entre la quantité produite sur une période temporelle (un jour, une semaine, une année) et le nombre total d’heures travaillées par les employés pendant cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Larrouturou explique qu' "alors qu'il a fallu 140 ans pour que la productivité soit multipliée par 2 entre 1820 et 1960, elle a depuis été multipliée par 5". Il s'agit là, à ces yeux, d'une vraie révolution. ET la France se situe dans le TOP 3 des pays ayant la plus forte productivité au coude à coude avec les USA et la Norvège. Il cite alors un article du Figaro de 2004 ou Jacques Marseille, professeur à la Sorbonne raconte : "J'ai fait un calcul rarement effectué. J'ai divisé le PIB français par la productivité d'un travailleur britannique ou japonais. Avec leur niveau de productivité, qui est largement inférieur au nôtre, il nous faudrait 5 millions de travailleurs en plus pour produire la même chose. Autant dire que le chômage ne serait plus un problème en France".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2eme argument : Le nombre d'actifs disponibles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dans le même temps, grâce au baby-boom et grâce au travail des femmes, la population active disponible passait de 22,3 à 22,7 millions de personnes. (...) Trois bonnes nouvelles :&lt;br /&gt;-Jamais nous n'avons connu une telle abondance !&lt;br /&gt;- Jamais nous n'avons été aussi efficaces !&lt;br /&gt;-Jamais nous n'avons été aussi nombreux capables de travailler !&lt;br /&gt;Mais comme notre contrat social es bloqué, comme la durée du travail a très peu baissé depuis trente ans, cette accumulation de bonnes nouvelles aboutit à un scandale, à un non-sens absolu : au lieu de profiter à tous, ce surcroît d'intelligence collective, fruit de l'effort de tous, débouche sur un chômage massif pour certains, sur une stagnation des salaires et un stress croissant pour d'autres."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3eme argument : La durée moyenne du travail&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour reprendre cet argument, je cite tout simplement un article de l'Expansion datant du 11 Mai 2006, trouvé sur internet :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comparée à six autres pays, la France affiche la durée légale du travail la plus faible, 35 heures obligent. Mais elle est dans la moyenne en terme de durée annuelle effective du travail, qui tient compte des divers types de congés et des heures supplémentaires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de temps travaille un salarié français ? Réponse légale : 35 heures par semaine. La réalité est plus complexe, comme le montre une étude des Données sociales, publiées par l'Insee jeudi. Les quatre auteurs ont comparé la France avec six autres pays : l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas et les Etats-Unis. Si depuis la loi sur les 35 heures, la France a bien la durée légale hebdomadaire la plus basse de tous ces pays, elle est dans une position intermédiaire si on calcule la durée annuelle effective de travail. Celle-ci correspond au nombre d'heures réellement travaillées, déclarées par les salariés, en tenant compte des différents types de congés, des absences et des heures supplémentaires. Cette notion est désormais, selon les auteurs, la plus pertinente et la plus adaptée pour faire des comparaison entre grands pays européens car des enquêtes similaires sont réalisées dans chacun d'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2004, l'ensemble des salariés français ont ainsi travaillé en moyenne 1531 heures. C'est bien moins que les Américains (1869 heures), que les Espagnols (1767 heures) et les Italiens (1715 heures). C'est proche des Britanniques (1631 heures). Et c'est plus que les Allemands (1468 heures) et surtout que les Pays-Bas (1378 heures). Pour ces deux derniers pays, l'impact du temps partiel est très fort."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, la France travaille en moyenne bien plus que les Allemands et que les Hollandais et de façon comparable aux anglais. Voilà une idée reçue qui s'effondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4eme argument : Les entreprises à la semaine de 4 jours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La semaine de 4 jours est déjà une réalité dans plus de 400 entreprises : Fleury Michon, Mamie Nova (Coop Even), Monique Ranou ou Télérama, mais aussi des centaines de PME inconnues : une auto-école à Rouen, un fabricant de logiciels à Chambéry, un charpentier près de Bordeaux, une coopérative d'insémination porcine à Pau, un imprimeur dans le Nord, une concession Peugeot dans le Var, un libraire, un chauffagiste, une agence de pub à Paris, ... (...) A partir de l'effet sur l'emploi observé chez ses 400 pionniers, une étude du ministère du Travail estimait en 1997 qu'un mouvement général vers les 4 jours créerait 1.600.000 emplois en CDI."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui partage cette opinion ? Michel Rocard avec qui il coécrit un article dans le nouvel obs en 2004.&lt;br /&gt;Qui d'autre ? Patrick Artus, grand économiste français, pour qui "la formule de Pierre Larrouturou tient !" écrit-il en 1993.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réforme s'accompagnerait en particulier d'exonérations réservées aux entreprises créant 10% d'emplois nouveaux en CDI (financement des créations d'emplois) et d'une amélioration de la formation et notamment de la formation tout au long de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle serait soumise au référendum : le "référendum 4-4-42".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous renvoie au livre pour tout ce qui concerne les modalités de mise en place de cette réforme d'un point de vue nationale mais aussi du point de vue des chefs d'entreprises qui sont déjà passé à la semaine de 4 jours. Le livre est rempli d'exemples et de témoignages frappant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Différences entre 35 heures et proposition de réforme sur la semaine de 4 jours&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) les 35 heures ont été imposées arbitrairement, alors que par le référendum 4-4-42, cette loi serait négociée à la carte avec les partenaires sociaux ;&lt;br /&gt;2) la loi des 35 heures a été adoptée sans réel débat alors que le référendum 4-4-42 ferait l’objet d’un débat public ;&lt;br /&gt;3) les 35 heures sont un leurre puisque la durée réelle du travail peut rester à 38 ou 40 heures et plus, alors qu’avec le 4-4-42 la durée réelle doit impérativement passer à 32 heures "à la carte" en moyenne ;&lt;br /&gt;4) dans le cadre des 35 heures, les exonérations fiscales ne sont pas conditionnées à la création d’emplois, alors qu’avec le 4-4-42, les exonérations n’affecteront que les entreprises ayant créé au moins 10 % de CDI nouveaux ;&lt;br /&gt;5) la loi des 35 heures n’intègre pas la question des retraites, alors que le référendum 4-4-42 le fait, permettant ainsi de sortir du couple infernal chômage-retraite ;&lt;br /&gt;6) la loi des 35 heures ne fait aucun lien avec d’autres problèmes de société qu’elle prétend pourtant résoudre, alors qu’avec le référendum 4-4-42, "le même jour aurait lieu un référendum sur la citoyenneté. Des négociations sont engagées en parallèle sur l’accès à la formation, la lutte contre la précarité puis sur l’évolution des rythmes scolaires", etc.&lt;br /&gt;7) le bilan des 35 heures n’a vraiment rien d’enthousiasmant. Cette loi n’a créé qu’environ 350 000 emplois et n’a profité qu’à très peu de travailleurs, alors que la totalité de la réforme 4-4-42 pourrait créer environ 2 millions d’actifs cotisants de plus tout en rééquilibrant profondément les rythmes de vie de l’ensemble des citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, toujours aussi persuadé que la réduction du temps de travail n'est plus une idée à creuser à gauche ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pierre Larrouturou fait parti des socialistes à avoir lancé un appel, je vous renvoie au site et à la pétition :&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.blogger.com/www.nouvellegauche.fr"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;www.nouvellegauche.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1166574188637087217-2935662812850766449?l=econospleen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://econospleen.blogspot.com/feeds/2935662812850766449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1166574188637087217&amp;postID=2935662812850766449&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/2935662812850766449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/2935662812850766449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://econospleen.blogspot.com/2008/06/4-jours.html' title='4 jours !'/><author><name>Patrick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15548288624765966657</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1166574188637087217.post-7377792964326089551</id><published>2008-05-13T23:37:00.010+02:00</published><updated>2010-01-28T13:15:00.955+01:00</updated><title type='text'>VoxPop - Tout&amp;Musique</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCoKV1j1XPI/AAAAAAAAAEo/ax35Kiq6tBI/s1600-h/m_62f4d6d123ef3f52c78eabdd64cb294e.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCoKV1j1XPI/AAAAAAAAAEo/ax35Kiq6tBI/s320/m_62f4d6d123ef3f52c78eabdd64cb294e.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5199980090023566578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Correspondance en gare de Marseille : après avoir fini le génial "livre noir du libéralisme" de Pierre Larouturou sur lequel je ferai bientôt un article, j'avais envie de m'acheter un magazine. VoxPop, je tombe sur le quatrième numéro de ce magazine récent qui traite des sujets de sociétés sous l'angle de la musique. ce mois-ci : Musique&amp;amp;Politique. Mes deux passions rassemblées, j'étais forcé d'acheter cette revue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première page : un mot du redac chef Jean Vic Chapus :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Récemment, l'heureux Rédacteur en Chef se trouvait à Liverpool, Capitale européenne de la Culture 2008 et, accessoirement, ville (parc) d'attraction siglée "Bienvenue à Beatles-Land". (...) Liverpool (comme Rennes ou Varsovie visités dans ce numéro) ressemble à un rêve de ville musicale. Ici ce souvent les disques qui permettent de mieux comprendre la culture, l'architecture, l'économie, la mode, le sport... Bref la musique est souvent plus sociétale qu'on ne veut bien le penser. Elle s'incruste dans chaque rue, offre une grille de lecture assez fiable pour comprendre toutes les (R)évolutions. Le sous-titre de VoxPop est "Tout&amp;amp;Musique". Pour ce numéro, on le décline en "Musique&amp;amp;Politique". En couverture Jack Lang. L'ancien Ministre de la culture emblématique de la France des années 80, est plus qu'un politique. Jack "I was there" Lang est à mi-chemin entre la pop star (Brian Ferry ?) et le label manager visionnaire et hédoniste (Tony Wilson, période Hacienda ?) (...)Vous venez d'acheter ce journal et vous venez de commencer à le lire. Surprise, vous venez de vous engager !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre autres ce numéro traite de Miossec et de son engagement en politique, de la ville de Varsovie comme nouvel Eden de l'underground pop et de la fête, de John Mc Cain père de Meghan, blogueuse et folle du groupe de rock Vampire Weekend, du Hip Hop en territoire palestinien, bref une revue pleine d'ambition !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'interview de Jack Lang est très intéressante. Lui est très intéressant en fait. Il raconte d'abord sa découverte de la musique, classique d'abord et surtout : "Pour réviser le baccalauréat j'acoutais Bach, Vivaldi, Haendel. Cela me donnait une énergie et un pouvoir de concentration incroyables. Peut être que j'ai réussi mes examens grâce à mes disques".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parle ensuite de son goût pour le cinéma et surtout pour le théâtre. "A l'époque pour moi, c'était le théâtre, toujours le théâtre et encore le théâtre. c'est seulement plus tard, à 21 ans, que la musique a rejoint ma vie culturelle et aussi mon engagement civique. A l'université, j'ai crée une troupe de théâtre étudiante. En parallèle de cela, j'ai fait venir beaucoup de groupes musicaux liés à l'Amérique contestataire. La plupart revendiquaient l'influence de Bob Dylan ou Joan Baez, aussi bien dans les influences sonores que dans le message à caractère politique véhiculé à travers leurs chansons".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parle ensuite de son engagement politique. Le détonateur de sa vocation politique eu lieu vers l'âge de 15 ans, lorsque la guerre d'Algérie battait son plein. Le personnage qu'il a alors séduit à l'époque est Pierre Mendès France "trop oublié aujourd'hui, il reste pour moi l'incarnation de la rigueur morale et intellectuelle".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dirigea ensuite le festival de théâtre de Nancy de 1963 à 1977 et explique le lien entre ce travail et son engagement politique : "nous étions en première ligne de la contestation des idéologies fascistes et de tous les colonialismes. Je faisais partie d'une mouvance libertaire. Toutes les célébrations actuelles un peu mortuaires de Mai 68 ont tendance à oublier le rôle précurseur qu'ont eu les arts sur ce mouvement".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses goûts actuels sont très intéressants : "Toutes les musiques traditionneles me passionent. (...) Comme j'ai eu la chance de beaucoup voyager au cours de ma vie, je me suis intéressé aux musiques des peuples d'Afrique, d'Orient, de Grèce, d'Iran ou d'Amérique du Sud. J'y retrouve une force et une vérité. (...) On est comme drogué en les écoutant. Ce qui fait d'ailleurs que je suis très attiré par les musiques très contemporaines et notamment la musique répétitive. Je pense à Philip Glass".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des passages les plus intéressant est celui dans lequel il parle de sa fréquentation de la boîte parisienne Le Palace : "En 1979, le Palace était plus qu'une boîte de nuit. Il y avait entre ces murs une telle liberté de parole, de pratiques sexuelles quelles qu'elles soient et de consommation de drogues. On ne pouvait que sentir dans l'air le grand changement politique de Mai 1981et de l'arrivée de la gauche au pouvoir. (...) Le Palace, c'est le lieu tel que je l'ai toujours rêvé. L'architecture était somptueuse. Il y avait ces plafonds dessinés par le peintre Gérard Garouste. (...) Toutes les faunes s'y mélangeaient dans un joyeux désordre : Serge Gainsbourg, Nina Hagen, Mick Jagger, Pierre et Gilles... et puis il y avait un prince généreux qui régnait sur sa cour : Fabrice Emaer, le maître des lieux. Il aimait marier les uns et les autres, sans respect des générations, des préférences sexuelles ou des origines sociales. (...) quand on etrait dans le Palace, on entrait dans un monde merveilleux, plein de douceur de vivre.(...) J'y allais souvent avec des amis qui ne sont plus de ce monde : le philosophe et épistémologue Jean-Paul Aron,&lt;br /&gt;notamment".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il présente également ses grandes réussites en tant que ministre de la culture en particulier dans l'enseignement des arts et sur la création de la fête de la musique et des radios libres (même s'il fait une auto-critique sur cette dernière mesure qui n'a pas aboutit à ce qu'il souhaitait). Il parle de sa proximité avec Coluche, et de sa rencontre dans les murs du ministère avec le groupe de rock Trust : "Les rockeurs aussi ont le droit d'être invités dans les palais de la République". Il parle de sa fascination pour Jadques Higelin, et de son goût pour le compostieur interprète Peter Gabriel. Il raconte le premier soir du 21 Juin 1982, première fête de la musique :" le trac de ma vie", d'une façon très émouvante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il raconte comment il fut un des premiers à faire reconnaître une véritable culture techno dans ce pays et comment il s'est également engagé pour le rock, le rap et le raï : "J'ai dû parfois me bagarer, même physiquement contre la police, pour que ces musiciens puissent exercer leurs arts sans entrave". En effet, il raconte une anecdote assez étonnante, lorsqu'en 1982, un groupe de punk rock avait installé son local de répétition dans un garage en plein centre de Paris et que Jean Tibéri alors premier adjoint au maire de Paris Jacques Chirac, avait envoyé la police pour les faire déloger de force : "je dû m'interposer physiquement, tout ministre que j'étais, pour empêcher ce que je jugeais être une injustice. A l'époque le rock en France n'avait pas de lieur pour s'exprimer librement. Certaines salles étaient à l'abandon. La Cigale, le New Morning et le Gibus étaient en perdition. Il a fallu s'investir personnellement pour faire survivre ces endroits".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu'il a soutenu le groupe NTM, il raconte comment le patron du Figaro Magazine de l'époque a écrit dans son journal qu'il était "le pape du Sida mental". Il se rappelle comment "la techno et des groupes comme NTM étaient considérés comme un véritable poison pour la droite réactionnaire. La techno a souffert d'ignorance à son sujet. Le rap, lui, a été purement et simplement cantonné à la culture des cités HLM. Pour le rap, on disait que cette musique incitait à l'émeute et à la violence. Pour la techno, les choses étaient encore plus claires. Les bonnes gens criaient : "Ce n'est pas de la musique" ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour conclure, je citerai ses mots lorsqu'il se décrit lui même :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'aime beaucoup les interdits, je ne le nie pas. J'aime déceler les choses avant les autres, j'aime légitimer les pratiques que la majorité diabolise, j'aime provoquer les conservateurs. c'est dans ma nature. Je ne sais pas d'où vient ce goût. La création de la techno-parade, sur le modèle de la love parade berlinoise, à été en cela un vrai régal. La techno était la musique honnie par excellence. Musique de drogués, musique d'homosexuels décadents, disaient les plus violents parmi les opposants ! J'ai aimé me retrouver au côté de personnes comme Laurent Garnier pour faire reconnaître ce mouvement très important dans l'Histoire. J'ai aimé revendiquer une liberté d'organisation pour les rave parties auprès des ministres de l'Intérieur, Jean Pierre Chevènement et même Nicolas Sarkozy. J'ai aimé le milieu techno, fréquenter les DJ qui se produisaient dans les rave parties. Il y a une sorte de vraie gentillesse parmi les acteurs de ce milieu. Je regrette que ce mouvement se soit assagi avec le temps (...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pour finir sur une note jack-languienne : Jack Lang est incontestablement un socialiste différent, mais c'est un socialiste merveilleux et fascinant.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et merci a cette revue de publier des articles et des interviews si intéressantes !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="width: 180px; height: 25px;"&gt;&lt;object height="25" width="180"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=23047&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;autoplay=0"&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget.swf?idSong=23047&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;colorButtons=0xDDDDDD&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" height="25" width="180"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.deezer.com/fr/laurent-garnier.html" style="border: medium none ; margin: 0pt; padding: 0pt;"&gt;&lt;img src="http://www.deezer.com/embedded/footer.jpg" alt="free music" title="free music" style="border: medium none ; margin: 0pt; padding: 0pt;" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1166574188637087217-7377792964326089551?l=econospleen.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://econospleen.blogspot.com/feeds/7377792964326089551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1166574188637087217&amp;postID=7377792964326089551&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/7377792964326089551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1166574188637087217/posts/default/7377792964326089551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://econospleen.blogspot.com/2008/05/voxpop-tout.html' title='VoxPop - Tout&amp;Musique'/><author><name>Patrick</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15548288624765966657</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_Yg_p2TLhstM/SCoKV1j1XPI/AAAAAAAAAEo/ax35Kiq6tBI/s72-c/m_62f4d6d123ef3f52c78eabdd64cb294e.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
